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| Bol d'OR à MAGNY COURS , Challenge Protwin les 12/13/14 SEPTEMBRE 2003 J'ai le plaisir de vous retrouver pour la dernière course de la saison Protwin, cette fois sur le fabuleux circuit F1 de Nevers Magny cours, à l'occasion du Bol D'or pour lequel nous roulons en levée de rideau. Il n'y aura qu'une seule séance d'essai libre et le fait d'être venu m'entraîner ici il y a trois semaines est un avantage certain, d'autant que le tracé a été modifié cette année. La météo est de saison, pluvieuse le mercredi, et cette unique séance se déroulera sur une piste "gras/mouillé" occasionnant de nombreuses chutes. Jeudi : La petite séance d'hier m'a permis, même si les conditions n'étaient pas optimales, de régler mon amortisseur pour ce circuit possédant peu de grip ( je n'y était pas arrivé lors du précédent roulage ). Cette journée s'annonce tranquille et j'en profite pour passer la moto au banc : 140 cv mais il y a un problème de courbe de puissance avec une rupture violente à 9500 tr/mn ... pas normal ! Serge, le proprio du banc me dit qu'il déjà rencontré ce cas et que, selon lui, c'est un réglage d'entrefer de capteur de position moteur qui est en cause. Peter Clark confirme et mon Pote David Cavard règle la chose. Retour au banc : 149 cv, 11.4m/kg de couple et une rupture à 10600 tr/mn : Une balle de guerre ! Je termine le remontage de la moto et vais me coucher, crevé mais content . Vendredi, première qualif à 9H00, bbbbrrrr, ca caille ! ! les couvertures chauffantes amènent les gommes à température depuis 7H30, je les débranches et démarre la moto ....Le V Twin s'ébroue et stoppe, je réessaye : idem, pas plus de chances aux tentatives suivantes ! Je vérifie toutes les connexions et les points sur lesquels nous sommes intervenus hier, sans trouver le moindre défaut. C'est en contrôlant les cornets d'admission que je constaterai que ces derniers semblent pleins ...d'eau !? Ma réaction première est de penser que je me suis fait refiler un fond de cuve à la station service. Par la suite je me souviendrai que la veille je m'étais servi du broc à essence pour remplir le circuit de refroidissement, il devait y rester un fond d'eau et je ne m'en suis pas aperçu. A ma décharge, je suis venu seul sur cette course et ne pas être accompagné procure un surcroît d'activité (cuisine, administratif, pneus ...etc) dont je me serait bien passé ! Après un démontage, nettoyage et remontage en règle du circuit d'injection tout rentre dans l'ordre : ouf ! Merci à Jean Claude Bouvier pour son aide précieuse . Toujours est il que, n'ayant pas participer à la première qualif, je suis condamné à réussir la seconde . Seconde qualif à 16H20 : La piste est sèche, le moteur tourne rond, le pneus sont chauds : GAAAAZZZ Je m'aperçois des les premiers tours de roues du bien fondé de notre intervention : les accélérations sont franches, le moteur allonge beaucoup plus, le couple est omniprésent et très dosable. Mieux encore, j'arrive à faire passer cette cavalerie au sol, le réglage de la suspension arrière portant ses fruits. J'avais roulé péniblement en 1'56 en entraînement et je suis déjà en 1'54, je décide de rentrer au stand pour vérifier mes réglages et souffler un peu. L'examen des rilsans indiquant les courses de suspensions et celui des pneus se révélant satisfaisants, je repars pour cinq tours. J'ai de bonnes sensations confirmées par le chrono, je signe un 1'52"98 qui me place en onzième position sur la grille soit troisième ligne. Pas mal pour un coup d'essai, je regrette d'autant plus de n'avoir pu rouler ce matin . Samedi 9H30 Course : Le départ sera retardé d'un quart d'heure pour cause de brumes persistantes. On perdra, de ce fait, la sécurité apportée par les couvertures chauffantes, les pneus ayant eut tout le temps de se refroidir en pré-grille par cette matinée plus que fraîche. On ne peut pas dire que les tribunes sont noires de monde à cette heure ci mais le public déjà présent est constitué de connaisseurs et il s'agit de ne pas les décevoirs. Les tours de reconnaissance et de chauffe me rassurent un peu sur le grip. La ligne de départ est vraiment impressionnante, la piste est large, l'endroit mythique (combien d'illustres pilotes autos et motos se sont........., ok, je me tais ! ) ça va être chaud dans la grande courbe et Estoril J'ai le temps de voir Aurélien Bantini qui lève la main gauche en bidouillant son contacteur de la droite quand le feu passe au vert (Aurélien perdra sa troisième place au classement général sur ce problème) . Mon 996R me catapulte vers la grande courbe, le passage d'Estoril à trois de front, plein gaz, est un grand moment . Pas moins, d'ailleurs, que le freinage d'Adélaïde ou l'on arrive à 270 km/h environ à fond de six pour négocier ce virage à droite en seconde et presque à l'arrêt ( 60 km/h ?) . Je suis dans le bon paquet, devant y'a le gratin des Protwin . Je me bagarre avec Jean Yves Bonnet qui, lui aussi, a retrouvé une moto véloce (même réglage) . Je réussit à le passer au Château d'eau. Au deuxième tour, je décide de passer à l'attaque, soigne ma sortie d'Estoril et retarde mon freinage à Adélaïde sur Mr Jaquet pas du tout décidé à me laisser sa place. Je vois Vincent Combalot qui me fais les freins. Je plonge à l'intérieur et pense leur avoir pris qq. secondes dans l'opération . Tu parles ! Ils me repassent quasiment aussi vite l'un dans le Nurburgring et le second dans le 180°. Les deux tours qui suivent sont assez magiques car je reste au visu de la tête de la course. Je commence à avoir de la buée dans le casque et suis obligé d'ouvrir ma visière en entrée ou sortie de courbe, ca me gène et se ressent sur mes trajectoires. Je suis distancé par mon pote Vincent et Yves Bollaert ( pilote belge et vainqueur de l'une des deux manches à Spa, second de la deuxième !). Je regarde mon panneautage assuré par Thierry Blascot et m'aperçois que j'ai 8 secondes d'avance sur le groupe de chasse composé de Philippe Hourdequin , Laurent Zannetto, Erwan Emprin et L'étonnant Thomas Blot (première course cette année ! ). Devant j'aperçois encore Yves, je reviens sur lui dans les passages rapides mais il s'éloigne des que je perds du temps avec cette satanée visière. Je décide d'assurer une fois de plus (je me suis promis de ne pas prendre de risques inconsidérés cette année) et gère la distante sur les quatre derniers tours, me permettant même d'apprécier l'ambiance du Bol d'or. Je passe la ligne dixième et en weeling en me souvenant qu'à l'époque ou j'étais de l'autre coté du grillage, en spectateur, j'appréciais ce genre de "spectacle". Bilan de la saison : Même si elle a été courte (4 courses sur 9), cette saison aura été positive avec notamment l'apprentissage de deux nouveaux circuits (Dijon et Magny Cours). J'ai atteint mon objectif en ne tombant plus par excès d'optimisme. Je prends la seizième place au général en marquant 23 points. Le comportement de la moto lors de cette dernière course me donne confiance pour l'an prochain. Objectifs confirmés à la hausse pour 2004, même si le plateau déjà relevé cette année va encore s'étoffer l'an prochain avec l'arrivée de nouveaux pilotes issues des coupes de marque déjà très rapides, sans oublier le retour annoncé d'anciens que l'ont peut craindre. ![]() Encore merci à Vivier S.A.S, Yale France, Meyer France et Motosport 62 pour leur indispensable soutien . Prochaine course : une incursion en championnat de France Open catégorie Superproduction, les 10, 11 et 12 octobre prochains à Carole, Objectif...... passer les qualifications ! (il n'y aura que 30 pilotes en course, c'est pas gagné !) Patrick Pécourt, Artois Racing Team, retrouvez nous sur http://www.artois-racing.net/ |