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| La Yamaha R1 du GMT sur le podium du Bol d'Or Si Yamaha a déjà inscrit son nom au palmarès de nombreuses épreuves, c'est la première fois qu'une Yamaha R1 figure sur un podium aussi prestigieux que celui du Bol d'or, depuis l'avènement de la catégorie Superproduction. Un Bol d'Or exceptionnel à plus d'un titre sachant qu'il était placé sous le signe des vingt ans de la Mutuelle des Motards. Nous sommes heureux pour tous ceux, nombreux, qui ont suivi la 94 aux couleurs de cet anniversaire, d'avoir pu partager avec nous la joie d'un podium. Retour sur 24 heures d'une course palpitante. Surmotivé à l'idée que la Yamaha R1 du GMT 94 était capable de suivre le rythme que les machines de tête allaient insuffler dès le départ, David Checa souhaitait prendre le départ. Malheureusement, après un départ raté, il a du se résigner à cravacher durant tout son relais pour se sortir du gros du peloton. Malgré cela, David termina son relais à la 3ème place, avec 33 secondes de retard sur la tête de l'épreuve, extrêmement déçu malgré sa fantastique remontée applaudie par toute notre équipe. A l'issue du deuxième relais assuré par William Costes, l'écart s'était réduit à 30 secondes. A 23 heures, après huit heures de course, seules la n°2 et la n°94, alors deuxième, figuraient dans le même tour. A 23 heures 10, après le passage du relais à David Checa, Sérafino Foti signale que le voyant de température s'allumait par intermittence. Nous savions qu'il s'agissait probablement d'un dysfonctionnement du témoin d'alerte, d'autant que la moto ne présentait aucun signe de surchauffe lors de son ravitaillement et qu'elle fonctionnait parfaitement en piste. Dans le doute cependant, l'enjeu certes important de la course devant passer après la sécurité des pilotes, nous décidons de faire rentrer la moto pour s'assurer qu'il y avait bien de l'eau dans le radiateur. Vérification faite, il y avait bien de l'eau. Nous sommes repartis avec 4 tours de retard, en quatrième position, autant désolés que déçus d'avoir perdu le contact avec la tête de la course. Dans la nuit nous reprenions la 2ème place avant que le système de sélection de la boîte de vitesse ne se fragilise, nous obligeant ensuite à effectuer deux arrêts au stand. Grâce à l'avance considérable que nous avions accumulée, nous avons pu conserver notre place sur le podium. Un final plein de suspense qui a mis le paddock et les tribunes des spectateurs en ébullition. Chaque passage de la Yamaha R1 du GMT 94, étant commenté en direct par les speakers du Bol d'or et les très nombreux journalistes qui n'ont pas quitté notre stand jusqu'à l'arrivée. ![]() Cette 67e édition est à placer dans les très grandes cuvées du Bol d'or. De celles dont on se souvient longtemps. A l'arrivée, ce qui est rare en Endurance, les quatre motos les plus compétitives, dont deux Yamaha, sont aux quatre premières places du classement. Pour mieux appréhender la compétitivité de notre moto et les très faibles écarts entre ces quatre machines de tête, nous vous communiquons leurs meilleurs temps en course : n° 2 : 1'44''056 ; n°94 : 1'44''541 ; n°1 : 1'44''789 ; n°12 : 1'44''827. Le chrono suivant est à près d'une seconde et demi de notre performance en 1'45''921. Une grande part de notre réussite revient aussi évidemment à Michelin dont l'engagement nous a permis de faire briller la marque au trois diapasons sur le podium de ce Bol d'or 2003. Christophe Guyot pour le GMT 94 La reprise fut difficile... Jeudi, une chute a près de 230 km/h calme les esprits... Les qualifications sont poussives pour le jeune équipage de la 72 : 12 ème sur la grille ! Samedi, le soleil et le public sont au rendez-vous pour le départ. Juste avant le départ une guêpe me pique : les deux premiers relais se font avec un oeil à demi fermé. La 72 est 8ème lorsqu'à 2 h du matin je perds l'avant à près de 200 km/h. Le sort s'acharne ! Poussette de la moto pendant une heure avec les 2 roues crevées et à l'arrivée, bilan catastrophique : cadre tordu ! L'abandon est signé à 4 h du matin. Objectif de la semaine : soigner les blessures physiques et morales. Rendez vous les 11 et 12 octobre je serai prêt pour la finale du Championnat de France Stocksport 1000. Merci pour vos encouragements... Guillaume Dietrich |